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AudioFactory

juillet 2010

description

AudioFactory consiste en une adaptation interactive du projet i++ Records, générateur automatique de musique pouvant créer à l’infini chansons, albums, groupes, pochettes… et délibérément présenté sur le web comme un collectif d’artistes de musique électronique revendiquant « l’humain derrière la machine ». Plusieurs albums créés, bientôt rejoints par des centaines voire des milliers d’autres, sont déjà diffusés gratuitement via différentes plateformes de partage de musique sous license libre creative commons. Cette démarche tend à interroger les notions d’oeuvre, d’auteur et de création tout en les mettant en regard des nouvelles pratiques de diffusion.
L’adaptation commandée par la Cité des Sciences & de l’Industrie pour l’exposition Contrefaçon, réalisée avec Emilie Brout (design), Pascal Chirol (Graphisme, openGL) & Grégoire Lauvin (électronique), consiste en un générateur de singles interactif temps-réel basé sur une interface tangible permettant de faire évoluer aussi bien la musique que le visuel de la pochette, le temps d’une chanson.

installation

Type : installation interactive tangible, visuelle & sonore
Lieu : Cité des Sciences et de l’Industrie / exposition « Contrefaçon »
Date : 20 avril 2010 au 10 janvier 2011
Conception/réalisation : Maxime Marion, Emilie Brout, Pascal Chirol & Grégoire Lauvin
audioFactory est basé, comme tout système génératif, sur un équilibre entre hasard et règles. Les règles déterminées permettent de contrôler, de canaliser, voire de sculpter le hasard. Sans elles il n’y aurait qu’un imbroglio de sons et de notes, et tout l’enjeu esthétique d’une œuvre générative dépend de leur définition.

interface tangible

Les règles utilisées ici sont des valences (couples de propriétés) d’après le protocole pPOP, et simplifiées au nombre de cinq :
– Plastique blanc : Tempo lent / Tempo Rapide
– Plexiglas vert : Densité / Epure
– Bois rouge : Froideur (électronique) / Chaleur (acoustique)
– Metal bleu : Présence / Distance
– Mousse jaune : Fixité / Elasticité (ou groove)
En changeant la valeur de chacune d’elles, on modifie l’univers des possibles qui va être instantanément répercuté sur l’image (dont les propriétés visuelles dépendent des mêmes règles) et la musique. Il restera cependant toujours une part de hasard : chaque chanson est unique et ne pourra plus jamais être réentendue.
En fin de compte, chacun de ces morceaux n’est qu’une trace, un aspect de l’infinité des morceaux potentiels, et c’est cet univers des possibles dont on ne peut jamais vraiment faire le tour qui fait œuvre.

jackette générées